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Le géant Rio Tinto supprime 14 000 emplois

Une mine de fer en Australie. Rio Tinto est présent dans 40 pays. En France, le groupe emploie 14 000 personnes. Crédits photo : REUTERS
Le groupe prend des mesures radicales pour être en mesure de rembourser ses dettes contractées lors du rachat d’Alcan-Péchiney.

L’éclatement de la bulle sur le prix des matières premières, la crise globale du crédit et le ralentissement brutal des activités industrielles placent le géant minier Rio Tinto dans une position extrêmement délicate.

Pour redresser la barre, le groupe anglo-australien a annoncé vendredi des mesures radicales. Rio Tinto va supprimer 14 000 emplois à travers le monde, dont 8 500 intérimaires ou CDD, soit environ 15 % de ses effectifs. Le groupe, présent dans 40 pays dans le monde et exploitant des mines très diverses (alumine, charbon, cuivre, fer, or, argent, diamant…), n’a pas livré vendredi de détail sur les activités ou les sites qui seront directement concernés par ces mesures. En France, Rio Tinto, qui a hérité de nombreux sites Pechiney quand il a avalé le canadien Alcan fin 2007, emploie 14 000 personnes. L’attentisme était donc de rigueur vendredi. Cela dit, l’Hexagone est, au sein de l’univers Rio Tinto, dans une situation très particulière : ses activités d’emballage et de produits usinés (soit les trois quarts de ses effectifs français) sont depuis plus d’un an officiellement en vente et à ce titre peu intégrées à l’ensemble. L’avenir des salariés européens de Rio Tinto devrait se préciser aujourd’hui à l’occasion d’un comité de groupe européen.

Le faux bond de BHP Billiton

Les géants de la mine affrontent la dégradation brutale de la conjoncture qui a dégonflé la bulle spéculative qui s’était formée jusqu’à la mi-2008 sur les prix des matières premières. Depuis, nombre de produits ont perdu 60 % de leur valeur.

Pour Rio Tinto, la situation est même critique, car le groupe est lesté d’un endettement de plus de 40 milliards de dollars, dont 9 milliards sont à rembourser ou à refinancer d’ici à novembre 2009 (suivis de 10 milliards en 2011). Cette dette bancaire correspond à l’acquisition, cash, d’Alcan fin 2007. Structurée à court terme, elle est devenue un véritable fardeau depuis que la crise financière a peu ou prou fermé l’accès au crédit des grandes entreprises. Et la situation s’est encore compliquée le 25 novembre dernier, quand le leader mondial BHP Billiton a abandonné son projet d’acquisition hostile de Rio Tinto, laissant ce dernier seul face à ses dettes.

Pour desserrer l’étau, Rio Tinto a décidé, outre son plan social massif, plusieurs mesures financières dont l’objectif est de préserver sa trésorerie. Ainsi le groupe compte-t-il ramener en 2009 ses investissements de 9 milliards de dollars prévus à 4 milliards. Autre concession à la crise : son dividende, dont il avait promis un relèvement très significatif, sera finalement inchangé. En Bourse, l’action Rio Tinto a rebondi vendredi de 20 % à Londres, ce qui ne l’empêche pas d’accuser un recul de 70 % depuis le début de l’année.

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décembre 10, 2008 - Posted by | milliards | , ,

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